Le Conseil national de l’air (CNA) a publié son rapport « Synthèse de l’état des connaissances sur l’ozone et recommandations », consacré aux enjeux sanitaires, environnementaux et climatiques de cette pollution atmosphérique et aux moyens de mieux la réduire.
Atmo France a activement contribué à ces travaux, avec la participation de Dominique Robin, directeur d’AtmoSud, et de Jacques Patris, président d’Atmo Hauts-de-France.
L’ozone : une pollution qui reste difficile à réduire
Le rapport met en évidence plusieurs constats essentiels :
- Des concentrations qui diminuent peu. Entre 2005 et 2023, les émissions d’oxydes d’azote (NOx) ont baissé de près de 60 % en France, mais l’intensité des pics d’ozone n’a reculé que de 4,4 %.
- Un lien étroit avec le changement climatique. Les températures élevées favorisent la formation d’ozone, qui contribue lui-même au réchauffement climatique.
- Des impacts sur la santé et les écosystèmes. L’ozone affecte les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, fragilise la végétation, réduit les rendements agricoles et perturbe la biodiversité.
- Une pollution qui dépasse les frontières. L’ozone peut être transporté sur de longues distances et sa formation dépend de réactions chimiques complexes. Les actions doivent donc être coordonnées à différentes échelles.
Améliorer les connaissances et renforcer l’action publique
Face à ces constats, le CNA recommande de renforcer la recherche, la surveillance et les outils de prévision pour mieux comprendre la formation de l’ozone et ses impacts.
Il appelle également à agir sans attendre sur les émissions des polluants à l’origine de sa formation, en adaptant les mesures aux spécificités territoriales et en coordonnant davantage les politiques de qualité de l’air et de lutte contre le changement climatique, notamment lors des épisodes de chaleur.
Le rapport préconise par ailleurs des plans ozone à une échelle au moins régionale, ainsi qu’un renforcement de l’information et de la sensibilisation des citoyens et des décideurs.
Ces recommandations s’inscrivent dans le contexte de la nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air, qui renforce les objectifs relatifs à l’ozone et prévoit la mise en place de plans spécifiques.
En contribuant à ces travaux, Atmo France et son réseau d’AASQA mettent leur expertise scientifique et territoriale au service de l’amélioration des connaissances et de décisions publiques plus efficaces, au bénéfice de la santé, du climat et de l’environnement.