Une étude publiée en 2025 dans la revue Exploration of Asthma & Allergy analyse la perception des médecins et des patients face à l’évolution des allergies aux pollens dans un contexte de changement climatique.
Des saisons polliniques plus longues et plus intenses
Les travaux scientifiques montrent que l’augmentation des températures et des concentrations de CO₂ favorise une production accrue de pollen et un allongement des saisons de pollinisation. En parallèle, la pollution de l’air peut modifier les grains de pollen et renforcer leur pouvoir allergisant.
Ces évolutions ont un impact direct sur la santé respiratoire, alors que 10 à 30 % des Européens sont concernés par des allergies polliniques.
Le constat des professionnels de santé
Selon l’étude, une majorité de médecins interrogés observe :
- une augmentation du nombre de patients allergiques ;
- des symptômes plus précoces et plus sévères ;
- davantage de complications respiratoires, notamment chez les personnes asthmatiques.
Les praticiens adaptent progressivement leurs stratégies de prise en charge, notamment en ajustant les traitements et en anticipant des saisons polliniques plus longues.
Le vécu des patients
Les patients rapportent une gêne plus importante au printemps et en été, avec un impact sur la qualité de vie, le sommeil et l’activité professionnelle. L’utilisation d’outils numériques de suivi des pollens et de prévision devient un levier pour mieux anticiper les pics d’exposition.
Un enjeu de santé environnementale
L’étude souligne la nécessité de renforcer :
- la surveillance des pollens ;
- l’information du public ;
- l’intégration des enjeux climat-santé dans les politiques publiques.
Pour Atmo France, ces résultats confirment l’importance de croiser les données sur qualité de l’air, climat et santé, afin d’améliorer la prévention et l’adaptation face aux risques allergiques.