COV : un spectromètre de masse pour mieux les comprendre

Publié le 4 septembre 2020

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Atmo Nouvelle-Aquitaine a débuté depuis la mi-août 2020 une étude dédiée aux composés organiques volatils (COV) sur le bassin de Lacq. Grâce à un spectromètre de masse par réaction de transfert de proton (PTR-MS), les mesures prises permettront d’améliorer la connaissance sur la qualité de l’air en caractérisant le plus finement possible les COV dans l’air notamment ceux odorants ou ayant un impact sanitaire.

Une étude exploratoire

La plate-forme industrielle de Lacq émet de nombreux composés organiques volatils dans l’atmosphère. Du fait de plaintes récurrentes de riverains avec une origine non déterminée et d’attentes fortes des associations et des différents partenaires, il ressort un besoin important d’améliorer la connaissance sur la qualité de l’air en caractérisant le plus finement possible la présence de nombreux COV dans l’air.
Mené en partenariat avec la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Nouvelle-Aquitaine, cette campagne permettra la mesure très fine et la plus complète possible des COV et notamment les odorants ou ceux ayant un impact sanitaire, grâce à l’utilisation d’un spectromètre de masse par réaction de transfert de proton (PTR-MS).

Les moyens mis en œuvre

Pour la première fois déployé en continu, à l’échelle du réseau national des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, le PTR-MS permettra de mesurer en continu une multitude de composés organiques volatils avec une haute précision.
Les mesures seront effectuées sur 5 sites successifs dans les communes de Lacq, Maslacq, Mourenx, Abidos et Arance où des signalements d’odeurs sont régulièrement effectués.
Ce dispositif de mesure restera pendant un an dans le bassin de Lacq. Le rapport de cette étude exploratoire sera publié en janvier 2022.

Qu’est-ce que les composés organiques volatils ?

Multiples, les COV correspondent à des hydrocarbures (émis par évaporation des bacs de stockage pétroliers ou lors du remplissage des réservoirs automobiles), de composés organiques (provenant des procédés industriels, de la combustion incomplète des combustibles et carburants, des aires cultivées ou du milieu naturel), et de solvants (émis lors de l’application de peintures et d’encres, lors du nettoyage des surfaces métalliques et des vêtements).

Les effets sur la santé de COV sont très variables selon la nature du polluant envisagé. Ils vont d’une certaine gêne olfactive à des effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (dénommés COV CMR), en passant par des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire.

Sur l’environnement, les COV jouent un rôle majeur dans les mécanismes complexes de formation de l’ozone dans la basse atmosphère (troposphère). Ils interviennent également dans les processus conduisant à la formation des gaz à effet de serre.

> En savoir plus sur l’étude exploratoire