Dans son rapport 2026, le Haut Conseil pour le Climat met en lumière un point structurant des politiques locales : les actions menées pour le climat peuvent aussi améliorer la qualité de l’air, à condition d’être pensées de manière intégrée.
Des plans territoriaux qui lient explicitement climat et air
Au cœur de cette approche, les Plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) imposent une articulation entre les enjeux :
« Les PCAET doivent inclure des actions dans le domaine de l’air compatibles avec les plans de protection de l’atmosphère (PPA), tout en poursuivant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre »
Cette obligation traduit une réalité opérationnelle : les collectivités travaillent sur les mêmes sources d’émissions, responsables à la fois du réchauffement climatique et de la pollution de l’air.
Transports : des mesures à double effet
Le secteur des mobilités apparaît comme un levier majeur :
« Les politiques locales de mobilité durable […] contribuent à la fois à la réduction des émissions de CO₂ et des polluants atmosphériques »
Développement des transports collectifs, mobilités actives ou restrictions de circulation permettent ainsi de réduire simultanément gaz à effet de serre et polluants locaux.
Énergie : sortir des fossiles améliore aussi l’air
La transition énergétique locale produit également des bénéfices croisés :
« Les actions en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables […] ont un impact direct sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des polluants liés à la combustion »
En réduisant l’usage des énergies fossiles, les territoires agissent à la fois sur le climat et sur les pollutions atmosphériques liées à la combustion.
Agriculture : un levier encore en structuration
Le rapport inclut aussi l’agriculture dans cette logique intégrée :
« Les stratégies territoriales incluent l’agriculture […] en identifiant les pratiques […] à impact réduit sur les émissions de gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques »
Les évolutions vers des pratiques plus durables peuvent ainsi générer des co-bénéfices encore partiellement exploités.
Une logique désormais inscrite dans la loi
Le HCC rappelle enfin que ce lien est institutionnalisé :
« La loi […] impose une articulation entre climat, air et énergie »