ROSAS : les AASQA renforcent la connaissance sur l’ammoniac

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Publié le 24 septembre 2026

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Mesurer sur le terrain, croiser les données et expérimenter de nouvelles méthodes pour mieux comprendre l’atmosphère : avec le projet ROSAS, Air Breizh, ATMO Grand Est et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, aux côtés du LATMOS et avec le soutien de l’ADEME, mobilisent leur expertise pour faire progresser les connaissances sur l’ammoniac atmosphérique et améliorer sa surveillance.

Du terrain au satellite pour mieux comprendre l’atmosphère

L’ammoniac (NH₃) est principalement émis par les activités agricoles. Dans l’atmosphère, il contribue à la formation de particules fines secondaires, avec des effets sur la qualité de l’air et la santé.

Mieux connaître sa présence dans l’atmosphère, sa répartition et son évolution est donc essentiel pour comprendre les phénomènes de pollution et éclairer l’action publique.

C’est l’objectif du projet ROSAS – Représentativité des Observations de Surface d’Ammoniac atmosphérique en appui à l’exploitation des données Satellites.

Le projet associe Air Breizh, Atmo Grand Est, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et le LATMOS, avec le soutien de l’ADEME. Pendant un an, les équipes ont croisé plusieurs sources de données : mesures au sol, observations satellitaires, inventaires d’émissions et données météorologiques.

Le bilan du projet ROSAS sur l’ammoniac atmosphérique présente la méthode, les principaux enseignements de l’étude et les perspectives pour améliorer sa surveillance.

Des résultats qui améliorent l’exploitation des données

Les travaux montrent que la représentativité d’une mesure d’ammoniac au sol varie selon le type de territoire, la saison et la période étudiée. Ils confirment également la complémentarité entre mesures de terrain et observations satellitaires : les premières apportent une connaissance fine des situations locales, tandis que les secondes permettent une observation à plus grande échelle.

ROSAS aboutit également à des ressources directement mobilisables : une base de données interrégionale, des recommandations pour l’implantation de futures stations de mesure et des méthodes pour mieux exploiter les observations satellitaires.

L’expertise territoriale au service d’une connaissance nationale

ROSAS illustre concrètement le rôle des AASQA : observer les territoires, produire et croiser des données, développer de nouvelles méthodes et transformer cette expertise en connaissance utile à la décision publique.

En réunissant plusieurs AASQA autour d’une méthodologie commune, le projet permet de passer d’expériences territoriales à des connaissances partageables à une échelle plus large.

C’est cette articulation entre expertise scientifique indépendante, connaissance des territoires et mise en commun nationale qui constitue l’une des forces du réseau fédéré par Atmo France.

En améliorant la connaissance de l’ammoniac, précurseur de particules fines, ces travaux contribuent également à mieux documenter les interactions entre émissions, qualité de l’air et santé. Ils participent plus largement à une compréhension de l’atmosphère indispensable pour éclairer les politiques publiques à l’interface entre air, climat et transition énergétique.