Qualité de l'air : lever les freins aux investissements publics

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Publié le 16 juillet 2026

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Malgré des bénéfices largement démontrés pour la santé, l’économie et le climat, les investissements publics consacrés à la qualité de l’air restent insuffisants dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire. C'est le constat d'une nouvelle note d'analyse publiée par la Climate and Clean Air Coalition (CCAC).

Un investissement rentable, mais encore trop limité

La pollution de l’air est aujourd’hui l'un des principaux risques environnementaux pour la santé. Pourtant, les politiques publiques dédiées à l'amélioration de la qualité de l'air peinent encore à mobiliser les financements nécessaires dans de nombreux pays.

L'étude identifie neuf freins majeurs qui limitent les investissements publics. Parmi eux figurent notamment :

  • une concurrence avec d'autres priorités budgétaires ;
  • un manque de données et d'outils pour démontrer les bénéfices économiques des actions ;
  • des capacités institutionnelles parfois limitées ;
  • une gouvernance fragmentée entre plusieurs secteurs (santé, environnement, énergie, transports, finances).

Ces obstacles se renforcent mutuellement et varient selon les contextes nationaux.

Une approche qui relie qualité de l'air, climat, énergie et santé

L'amélioration de la qualité de l'air dépasse la seule question environnementale. Les politiques qui réduisent les émissions issues des transports, de l'industrie, du chauffage ou de la production d'énergie peuvent générer plusieurs bénéfices simultanés :

  • une réduction de l'exposition aux polluants atmosphériques ;
  • une amélioration de la santé publique ;
  • une diminution de certaines émissions responsables du changement climatique ;
  • des gains économiques grâce à la baisse des coûts sanitaires et à une meilleure productivité.

Cette approche intégrée illustre les liens étroits entre air, climat, énergie et santé, au cœur du concept One Health, qui reconnaît l'interdépendance entre la santé humaine, celle des écosystèmes et les activités humaines.

Mieux financer la qualité de l'air pour mieux décider

Selon les auteurs, lever ces freins nécessite de renforcer les connaissances, les systèmes de surveillance de la qualité de l'air, les capacités des institutions publiques et la coordination entre les politiques sectorielles.

L'objectif est de permettre aux décideurs de disposer d'informations fiables pour orienter les investissements vers des actions offrant des bénéfices durables pour la santé, le climat et le développement.

À retenir

Investir dans la qualité de l'air ne constitue pas uniquement une dépense environnementale. C'est également un investissement en faveur de la santé, de la transition énergétique, du climat et du développement économique. Encore faut-il réunir les conditions permettant de transformer ces bénéfices démontrés en décisions publiques et en financements durables.

> Retrouvez l'étude