La qualité de l’air en France continue de s’améliorer sur le long terme, mais des dépassements des normes réglementaires persistent. Publié le 14 octobre 2026 par le ministère chargé de la Transition écologique, le Bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2025 présente les principales évolutions de la pollution atmosphérique et les enjeux pour la santé et l’environnement. Il s’appuie notamment sur les données produites par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA).
Une amélioration de la qualité de l’air depuis 2000
Le bilan confirme une diminution importante des émissions de nombreux polluants atmosphériques depuis 2000, en lien avec les politiques et actions engagées dans les transports, l’industrie, le chauffage et d’autres secteurs d’activité.
Entre 2000 et 2025, les émissions nationales ont notamment diminué de :
- 64 % pour les oxydes d’azote (NOx), principalement émis par les processus de combustion, notamment dans les transports.
- 57 % pour les particules fines PM2,5, émises notamment par le chauffage, les transports et certaines activités industrielles et agricoles.
- 51 % pour les particules PM10.
- 89 % pour le dioxyde de soufre (SO2), principalement associé aux activités industrielles.
Ces évolutions se traduisent par une baisse des concentrations dans l’air de la plupart des polluants suivis sur le long terme. Toutefois, les concentrations de NO₂, PM10 et PM2,5 ont légèrement augmenté entre 2024 et 2025.

Des dépassements réglementaires persistent dans 18 agglomérations
Malgré ces progrès, 18 agglomérations françaises ont enregistré des dépassements d’au moins une norme réglementaire de qualité de l’air en 2025.
Quatre polluants sont concernés :
- Le dioxyde d’azote (NO₂) : 4 agglomérations.
- Les particules PM10 : 1 agglomération.
- L’ozone (O₃) : 13 agglomérations.
- Le nickel : 1 agglomération.
L’ozone reste un enjeu particulier. Contrairement à la plupart des autres polluants, ses concentrations ne présentent pas de tendance significative à la baisse depuis 2000.
Six épisodes de pollution d’ampleur nationale en 2025
L’année 2025 a également été marquée en France hexagonale par six épisodes de pollution d’ampleur nationale :
- Trois épisodes liés aux particules PM10, en janvier, mars et novembre.
- Trois épisodes liés à l’ozone, en juin et début juillet.
Aux Antilles et en Guyane, plusieurs épisodes de pollution aux particules ont également été observés, notamment sous l’effet des brumes de sable sahariennes.
Qualité de l’air, climat et santé : des enjeux étroitement liés
Le bilan souligne les interactions entre pollution atmosphérique, changement climatique et activités humaines.
Les transports, le chauffage, l’industrie ou encore l’agriculture contribuent, à des degrés divers, aux émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre.
L’ozone illustre particulièrement ces liens : sa formation est favorisée par les fortes chaleurs et l’ensoleillement. Le méthane, puissant gaz à effet de serre, participe également à sa formation.
Ces interactions soulignent l’intérêt d’articuler les politiques de qualité de l’air, de climat et de transition énergétique, au bénéfice de la santé humaine et des écosystèmes.
Des données issues de la surveillance menée dans les territoires
Ce bilan national s’appuie notamment sur les observations des AASQA, qui assurent la surveillance de la qualité de l’air dans les territoires, ainsi que sur les travaux du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA), les modélisations de PREV’AIR et les données d’émissions du Citepa.
L’ensemble des résultats, des évolutions par polluant et des analyses territoriales est présenté dans le rapport complet du bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2025