Dans un contexte de multiplication des sources d’information et de controverses environnementales, une étude du Service des données et études statistiques (SDES) souligne l’importance de rendre plus visibles les producteurs de données fiables, d’expliquer leurs méthodes et de faciliter l’accès à une information compréhensible. Des recommandations qui font écho au rôle d’Atmo France et du réseau des AASQA : produire, structurer et partager une connaissance indépendante pour éclairer le débat public et la décision.
Rendre les sources fiables plus visibles
Comment permettre aux citoyens, journalistes et décideurs d’identifier une information environnementale fiable ?
Dans son étude publiée en juillet 2026, le SDES analyse la contribution que peuvent apporter les statistiques officielles face à la désinformation environnementale et climatique. Parmi les principaux leviers identifiés figurent la nécessité de rendre visibles les sites et fournisseurs de données de référence, d’expliciter les méthodes de production des données et de proposer des contenus facilitant leur compréhension.
L’étude souligne également l’intérêt d’anticiper les sujets susceptibles de faire l’objet de controverses afin de mettre à disposition des éléments factuels avant que celles-ci ne prennent de l’ampleur. La qualité de l’air est explicitement citée parmi ces thématiques, aux côtés des émissions de gaz à effet de serre, des énergies renouvelables, des véhicules électriques ou de la biodiversité.
Produire la donnée, mais aussi permettre son appropriation
L’enjeu dépasse donc la seule production de données : leur visibilité, leur compréhension et leur mise en contexte participent pleinement à leur utilité dans le débat public.
L’étude associe notamment les « associations de surveillance » à l’identification des sujets de controverse et à la production d’études permettant de les documenter. Elle insiste parallèlement sur le rôle de la communication, des médias et des producteurs de données pour rendre l’information de confiance accessible au plus grand nombre.
Cette approche fait écho aux missions du réseau des AASQA et d’Atmo France : observer, produire des données et de l’expertise, les rendre accessibles et accompagner leur compréhension pour contribuer à des décisions fondées sur les faits.
Une expertise au service du débat et de la décision
Qualité de l’air, climat et transition énergétique sont étroitement liés aux politiques de mobilité, d’aménagement, d’énergie ou encore de santé environnementale. Dans ces domaines parfois complexes, disposer de sources identifiées, indépendantes et transparentes permet de mieux comprendre les enjeux, de distinguer les différents indicateurs et d’éclairer les choix publics.
À l’échelle européenne également, le SDES souligne le rôle de l’Agence européenne pour l’environnement, qui s’appuie notamment sur les données issues de la réglementation sur la qualité de l’air pour fournir une connaissance qualifiée d’objective et fiable sur l’état de l’environnement.
Pour Atmo France et les AASQA, l’enjeu est ainsi double : continuer à produire une connaissance robuste et faire en sorte qu’elle soit identifiable, compréhensible et mobilisable par les pouvoirs publics, les médias, les partenaires et le grand public.