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Cette étude, menée pour la mairie de Rochefort, vise à mesurer la qualité de l’air dans la maison de l’enfance (MDE).
Il s’agit d’un bâtiment neuf, construit selon le référentiel HQE avec pour principale cible visée, la qualité sanitaire de l’air. La mairie souhaite pouvoir mesurer le résultat des dispositions prises dans le cadre de la certification HQE. Des mesures de pollution de l’air à l’intérieur de la MDE sont prévues dès la livraison et ensuite en cours d’utilisation pendant plusieurs années.
Deux composés organiques ont été ciblés en priorité, car ils seront à terme réglementés dans certains établissements recevant du public : le formaldéhyde et le benzène. Quatre autres polluants ont été mesurés en parallèle : toluène, éthyl-benzène, ortho-xylène et méta et para-xylènes.
Des prélèvements d’air ont été réalisés à l’extérieur et à l’intérieur de la MDE, pendant une semaine de décembre 2011.
Les six polluants étudiés présentent des concentrations plus importantes à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce constat est régulièrement dressé dans d’autres bâtiments, notamment par ATMO Poitou-Charentes. En effet, les gaz sélectionnés dans cette étude sont principalement émis par les matériaux de construction et d’ameublement. Il était donc attendu que leurs concentrations soient plus importantes à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Parmi les deux polluants qui seront réglementés à terme dans certains établissements recevant du public en France, le formaldéhyde présente au cours de cette première phase de l’étude, des concentrations plus élevées que celles habituellement relevées dans les établissements d’accueil de la petite enfance. Cela est dû à la conjonction de deux facteurs : les émissions des matériaux neufs utilisés pour la construction et l’aménagement et l’absence de ventilation du bâtiment due à un dysfonctionnement de la VMC. Le taux d’émission de formaldéhyde devrait diminuer dans le temps. Dans cette attente, il faut veiller au bon fonctionnement du système de ventilation et à bien aérer le bâtiment, voire à éviter d’occuper les salles concernées sur de longues durées.
Le benzène, autre polluant visé par la future réglementation, présente des résultats comparables à ceux d’autres études menées dans des établissements d’accueil de la petite enfance. Pour ce polluant, qui peut provenir des produits de bricolage, d’ameublement, de décoration (PVC, peinture...), des matériaux de construction mais aussi de la circulation routière, l’influence des rues les plus proches n’a pas été mise en évidence.
Il est prévu que cette première étude soit suivie de mesures complémentaires. Cela permettra notamment de vérifier si les niveaux de pollution intérieure diminuent avec le temps et de connaître la qualité de l’air à l’intérieur de la MDE, une fois que les différentes structures (crèche, halte-garderie, Ram et PMI) auront pris possession de leurs locaux.
Télécharger le rapport sur le site d'ATMO Poitou-Charentes
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