2011 - UVE de La Rochelle - Etude de l’impact environnemental - campagne 2011-2nd semestre
Écrit par ATMO Poitou-Charentes
07-03-2012
Cette étude s’inscrit dans la continuité des « Études de l’impact sur l’environnement des rejets de l’usine de
Valorisation Énergétique (UVE) de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle » réalisées par ATMO
Poitou‐Charentes depuis 2005 à la demande de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle (CDA de La
Rochelle).
L’objectif est de fournir les mesures dans l’environnement imposées aux usines d’incinération par l’arrêté
du 20 septembre 2002 relatif aux installations d’incinération et de co‐incinération de déchets dangereux.
Les mesures se sont déroulées en octobre et novembre 2010 dans l'air ambiant et les retombées
atmosphériques.
Les résultats dans les retombées atmosphériques :
Les concentrations prélevées dans les retombées atmosphériques au second semestre 2011 autour de
l'UVE de La Rochelle (de 0.98 à 3,11 pg ITEQ/m2/j) sont globalement inférieures à celles de ces dernières
années. Les valeurs sont proches de celles mesurées autour d'autres incinérateurs de la région et proches
des niveaux de fonds urbains mesurés en France (synthèse mesures Aasqa, 2000‐2006). Ces valeurs sont
peu représentatives de l'impact de l'UVE, car les prélèvements ont été globalement faiblement exposés aux
vents provenant de l'incinérateur (bien moins que la normale tri‐annuelle). Le site le plus exposé (« UVE »)
est aussi celui sur lequel la valeur la plus élevée a été mesurée (3,11 pg ITEQ/m2/j). L’écart est
vraisemblablement attribuable à l'impact de l'UVE, mais la valeur reste peu élevée et conforme à ce qui
peut être mesuré en proximité industrielle, voire en fond urbain.
Les résultats dans l'air ambiant :
Les valeurs mesurées durant le second semestre sont sensiblement supérieures à celles mesurées au
printemps 2011, et ce malgré une faible exposition des sites. Ces différences peuvent être attribuées à
l'impact des différences saisonnières qui influencent l'efficacité de la combustion des déchets, ainsi que les
conditions météorologiques plus ou moins favorables à la dispersion des polluants.
Les valeurs les plus élevées ont été obtenues durant le second prélèvement, exposé seulement 4% du
temps. Ce sont des concentrations plus élevées qu'un fond urbain et ce malgré la faible exposition des
sites : on peut émettre parmi d'autres hypothèses celle de l’existence d'une ou d'autres sources de dioxines
sur la zone.
Les valeurs sont proches de celles mesurées à la même saison les années précédentes.