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En octobre 2009,
ATMO Poitou-Charentes a évalué les concentrations de Cov et d’aldéhydes
à l’intérieur de deux bureaux de la mairie annexe « Rivaud » de
Poitiers. Cette campagne de mesure a été menée à la demande de la
mairie qui s’interrogeait sur l’impact de la rénovation des bureaux sur
la qualité de l’air intérieur.
Cette étude a permis de dresser les conclusions suivantes.
Des concentrations presque toutes comparables à celles observées dans d’autres bureaux en France
Les concentrations des composés organiques volatils et
aldéhydes mesurées dans les bureaux de la mairie annexe se situent dans
la fourchette des concentrations observées dans d’autres bureaux en
France. Deux polluants se distinguent toutefois :
les m- et p-xylènes montrent pendant la seconde période de mesure, des
concentrations plus élevées à Poitiers que celles de la littérature ;
le butanal se distingue également avec des concentrations plus faibles
que celles trouvées dans d’autres bureaux en France.
Une analyse sur une période plus longue, intégrant notamment la période
estivale, permettrait d’approfondir cette comparaison.
Une pollution plus forte dans le bureau de maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage
Le bureau de maîtrise d’œuvre et d’ouvrage présente des
concentrations de polluants atmosphériques plus élevées que le bureau
d’étude. Cette constatation faite pour plusieurs Cov et aldéhydes peut
être reliée à deux explications :
la moindre aération de ce bureau, dont les fenêtres n’ont pas été
ouvertes pendant les deux semaines de mesure ;
les travaux de rénovation des sols, murs et plafond de ce bureau,
intervenus 1 mois avant les mesures.
La seconde période plus polluée que la première
Dans les deux bureaux, les concentrations de la plupart
des Cov et aldéhydes ont été plus importantes pendant la seconde
semaine de mesure. Cette observation est à relier au début de la
période de chauffe intervenu entre les deux périodes de mesure et qui a
certainement favorisé le relargage des polluants à partir du mobilier
et des éléments de décoration.
Comparaison aux valeurs guides et valeurs de gestion de l’air intérieur
Compte tenu du faible nombre de mesures et de la
variabilité saisonnière des niveaux de pollution atmosphérique, les
comparaisons ci-après sont données à titre indicatif.
Aucun des polluants mesurés ne présente des concentrations supérieures
aux recommandations de l’OMS. Pour le benzène, les concentrations
mesurées sont voisines de la valeur guide fixée à long terme par
l’Afsset pour les effets hématologiques cancérogènes.
Pour le formaldéhyde, la valeur guide établie par l’Afsset pour une
exposition à long terme et la valeur cible de 10 µg/m3
à atteindre en 10 ans selon le haut conseil de santé publique
pourraient être dépassées dans les deux bureaux. Quant à la valeur
repère de 30 µg/m3 en dessous de laquelle, en 2009, aucune
action corrective spécifique n’est préconisée par le HCSP, elle serait
respectée dans le bureau d’études mais pas dans le bureau de maîtrise
d’œuvre et d’ouvrage. Le HCSP préconise dans ce cas, de profiter de
travaux de rénovation ou de changement d’ameublement pour choisir les
matériaux les moins émissifs et ainsi favoriser l’évolution progressive
vers l’objectif de 10 μg/m3.
Télécharger le rapport sur le site Internet d'ATMO Poitou-Charentes
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