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Si les niveaux des
différents polluants du trafic routier sont toujours plus importants à
proximité du Boulevard périphérique, ils varient aussi selon son
environnement immédiat et son aménagement. Tel est l'enseignement
majeur de l'étude de qualité de l'air effectuée autour de la porte de
Gentilly à Paris.
Le
Boulevard périphérique est une source particulièrement importante de
pollution en tant qu'axe le plus emprunté de l'agglomération
parisienne. Or de nombreux habitants en sont voisins, ainsi que des
bâtiments recevant un public souvent sensible (écoles, maisons de
retraites, hôpitaux...). Il est donc essentiel de comprendre comment la
pollution se disperse autour du boulevard, en particulier dans les
premières dizaines de mètres, et de disposer de données quantifiées sur
les niveaux qui sont atteints. Échangeur de la porte de Bagnolet,
principaux axes de l'Essonne et du Val-de-Marne, abords de l'A4 à
Charenton-Le-Pont et maintenant Périphérique au niveau de la porte de
Gentilly... Une série d'études menées par Airparif a permis de dégager
les grandes tendances sur l'impact d'un très grand axe autoroutier en
général en fonction des polluants : de l'ordre de 200 m pour le dioxyde
d'azote et de quelques dizaines de mètres pour le benzène et les
particules. Cette zone d'impact varie en fonction du trafic, de
l'urbanisme avoisinant. Topographie et situation de l'ouvrage routier
(suspendu, en contrebas, en tranchée ou à niveau) jouent aussi un rôle
important dans la dispersion de la pollution. La nouvelle étude porte
de Gentilly a été menée pour analyser ces influences selon différents
cas de figure. Cette étude, pilotée par le Conseil régional
d'Ile-de-France (Monsieur Jean-Félix Bernard), a été menée à la demande
de l'association Ile-de-France Environnement*. La zone d'étude se situe
dans le 13e et le 14e arrondissement de Paris, ainsi que dans la
commune de Gentilly. L'urbanisme y est contrasté : relâché au nord
(cité universitaire, stade, cimetière...), plus dense au sud (habitats
individuels et collectifs). Les configurations du Périphérique y sont
très diverses, notamment en terme d'aménagement des voies. D'autre
part, avec le stade Charléty, le collège Évariste Galois, la Cité
universitaire, ou encore une maison de retraite, cette zone est bordée
par des établissements très fréquentés, notamment par un public
sensible (enfants, personnes âgées). La campagne de mesure a été menée
en partenariat avec le LHVP (Laboratoire d'hygiène de la ville de
Paris) qui a effectué les mesures de la qualité de l'air à l'intérieur
de certains bâtiments du secteur d'étude.
Au total, 79
points de mesure ont été mis en place sur une bande de 300 m de part et
d'autre du périphérique pendant un mois. Trois polluants liés au trafic
routier ont été suivis : les oxydes d'azote, le benzène et les
particules, réglementés pour leurs effets sur la santé et dont les
niveaux à proximité du trafic sont problématiques en Ile-de-France.
Cette vaste campagne de mesure a eu lieu du 24 octobre au 21 novembre
2006. Pour comparer air intérieur et air extérieur, 18 points de mesure
ont été mis en place à la fois en façade et à l'intérieur de six
bâtiments, à différents étages. Des appareils automatiques ont
également été installés dans deux bâtiments recevant un public (collège
et maison de retraite).
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L'étude a été financée par le Conseil régional d'Ile-de-France, par la
Mairie de Paris, par les Conseils généraux des Hauts-de- Seine, de
Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, par l'Ademe, par la Drire et par
le Syctom.
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