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La température moyenne de la planète s’est élevée de 0,6°C au XXème
siècle, de 0,9°C pour la France. Au cours du siècle à venir, elle
devrait s’accroître d’au moins de 1,4 °C, et jusqu’à 5,8 °C si nous ne
faisons rien. Cette évolution, considérable, est d’une ampleur sans
précédent depuis des dizaines de milliers d’années. Il est établi
aujourd’hui avec certitude que ce phénomène tient à l’augmentation des
émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, à
commencer par le dioxyde de carbone (CO2).
Qu’est ce que l’effet de serre ?
L’effet de serre est un phénomène naturel. L’énergie
solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en
rayons infrarouges. Comme les vitres d’une serre - d’où le nom donné à
ce mécanisme - des gaz présents dans l’atmosphère piègent une partie de
ces rayons qui tendent à la réchauffer. Ainsi, sans effet de serre, la
température moyenne sur la Terre serait de -18 °C et peu d’eau serait
sous forme liquide. Cet effet a donc une influence bénéfique puisqu’il
permet à notre planète d’avoir une température moyenne de 15° C, et
donc la vie sur terre.
Rapport entre l’effet de serre et le réchauffement climatique :
Depuis le début de l’ère industrielle, l’homme a rejeté
dans l’atmosphère des gaz (gaz carbonique, méthane, oxydes d’azote,
etc.) qui augmentent artificiellement l’effet de serre. Si cet ajout à
l’effet de serre naturel est faible (environ +1 %), il est amplifié par
la vapeur d’eau et a ainsi contribué à l’augmentation de la température
moyenne de notre planète d’environ 0,5 °C observée dans la seconde
moitié du vingtième siècle.
Conséquences de l’effet de serre :
Les dernières années ont donné quelques aperçus des
risques que feraient courir le changement climatique au continent
européen : même s’il n’est généralement pas possible d’attribuer tel ou
tel événement météorologique extrême (tempête, inondation, vague de
chaleur…) au dérèglement climatique, les faits observés matérialisent
fidèlement les résultats du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur
l’Evolution du Climat (GIEC). Certains effets du dérèglement climatique
sont d’ailleurs déjà visibles en France : élévation de 0,9°C en un
siècle de la température moyenne annuelle et retrait des glaciers.
A très long terme, des perturbations importantes pourront également
intervenir dans les courants marins et les glaces polaires, avec des
conséquences sur la répartition du réchauffement climatique selon les
régions du globe, notamment un réchauffement moins marqué sur l’Europe
du Nord.
Gaz à effet de serre et industrie :
Les activités industrielles conduites par l’homme
génèrent des quantités croissantes de "gaz à effet de serre". Des gaz
qui, certes, permettent de produire l’effet de serre mais qui, en trop
grandes quantités poussent la température globale à des niveaux
artificiellement élevés qui altèrent le climat.
Ainsi, le protocole de Kyoto, signé le 11 décembre 1997, fixe des
objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre
afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il impose depuis le
16 février 2005, date de sa mise en œuvre, à une trentaine de pays
industrialisés d’atteindre les objectifs quantitatifs de réduction ou
de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Au titre de ce protocole, les pays industrialisés
auront à ramener en deçà des niveaux de 1990 leurs émissions combinées
des six principaux gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2
d’après leur Pouvoir de Réchauffement Global (PRG), durant la période
2008-2012. L’Union européenne, par exemple, aura à baisser ses
émissions combinées de 8% tandis que la France doit stabiliser ses
émissions.
Le Protocole de Kyoto impose une limite sur le total des émissions de
gaz à effet de serre de chaque pays industrialisé : individuellement,
ces pays ont des objectifs d’émission qu’ils doivent respecter.
L’Union européenne a mis en place le 1er janvier 2005
un système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre qui
doit permettre à un certain nombre d’entreprises des 27 Etats-membres
de vendre et acheter des droits d’émettre du CO2, en application de la
directive 2003/87/CE du parlement européen et du Conseil du 13 octobre
2003.
Pour la France, un plan national d’allocation des quotas pour la période 2008-2012 a été mis en place par le décret n° 2007-979 du 15 mai 2007 et l’arrêté du 31 mai 2007
a fixé la liste des exploitants auxquels sont affectés des quotas de
gaz à effet de serre et le montant des quotas affectés. L’inspection
des installations classées est amenée à approuver les plans de
surveillance des émissions de dioxyde de carbone des installations
concernées et à vérifier les déclarations d’émissions des exploitants.
A noter par ailleurs que la France, depuis plusieurs
années, a entrepris une série d’actions visant à limiter ses émissions
de gaz à effet de serre. Ainsi, elle s’est dotée d’un plan climat lui
permettant d’être à la hauteur du défi que constitue le changement
climatique dès 2010, en respectant l’objectif du protocole de Kyoto,
voire en le dépassant. La loi de programme fixant les orientations de
la politique énergétique (loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005) vise à
diminuer de 3% par an en moyenne les émissions de gaz à effet de serre
afin de diviser par quatre les émissions dans notre pays d’ici 2050.
Plus récemment, des mesures ambitieuses ont été décidées en novembre
2007 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement : porter la part
d’énergies renouvelables à 20% de la consommation d’énergie en 2020,
réduire très sensiblement les émissions dans le secteur des transports
et accélérer de manière très volontariste les progrès dans le secteur
du bâtiment.
Source :
Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire
Pour en savoir plus : Mission Interministérielle sur l'Effet de Serre
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